Luxembourg
Qualité du travail au Luxembourg : 5 chiffres-clés qui révèlent un malaise inédit
All Eyes On Me
La rédaction
Jamais la qualité du travail n’avait été jugée aussi dégradée au Luxembourg. L’édition 2025 du Quality of Work Index met en lumière, chiffres à l’appui, une détérioration profonde du bien-être des salariés, tant sur le plan mental qu’organisationnel.
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L’indice global de qualité du travail a atteint son niveau le plus bas depuis plus de dix ans, traduisant une dégradation continue des conditions professionnelles.

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Le manque de personnel, la surcharge de travail et la pression psychologique exposent une part croissante des salariés à des risques élevés pour leur santé mentale.

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Les résultats de l’étude soulignent l’urgence d’actions structurelles pour préserver l’attractivité et la durabilité du marché du travail luxembourgeois.

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L’édition 2025 du Quality of Work Index s’appuie sur une enquête de grande ampleur visant à mesurer la qualité du travail et le bien-être des salariés au Luxembourg. Réalisée par la Chambre des salariés (CSL) en collaboration avec l’Université du Luxembourg, cette étude repose sur les réponses de plus de 3 100 salariés, issus du secteur privé et public, résidents et frontaliers.

Son objectif est d’évaluer l’évolution des conditions de travail à travers plusieurs dimensions clés, telles que la sécurité de l’emploi, l’autonomie, la charge de travail, la participation aux décisions, la santé mentale et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Outil de référence depuis plus de dix ans, le Quality of Work Index permet d’identifier les tendances de fond du marché du travail luxembourgeois et d’éclairer le débat public à partir de données empiriques solides.

Voici un résumé des principaux enseignements de l’édition 2025 en 5 chiffres-clés : 

53,4 : l’indice de qualité du travail le plus bas jamais mesuré

L’édition 2025 du Quality of Work Index, publiée chaque année par la Chambre des salariés (CSL) en collaboration avec l’Université du Luxembourg, montre que l’indice global mesurant la qualité du travail et le bien-être des salariés au Luxembourg a atteint 53,4 points sur 100, soit le niveau le plus faible depuis le début de la série en 2013. Cette baisse continue reflète une dégradation des conditions de travail perçues par les salariés et agents publics, résidents comme frontaliers.

Ce score en chute libre s’explique notamment par un ensemble de facteurs aggravants : une sécurité de l’emploi en baisse, une participation limitée aux décisions et une capacité réduite d’accès à des formations continues. La présidente de la CSL, Nora Back, a souligné que cette tendance doit alerter autant les responsables politiques que les employeurs sur l’état réel du bien-être professionnel au Grand-Duché.

61% : la part des salariés affectés par le manque de personnel

Selon l’étude, 61% des travailleurs considèrent que leur activité est impactée par la pénurie de personnel, un impact qui dure depuis plus de 18 mois pour 42% d’entre eux. Cette insuffisance de main-d’œuvre entraîne une surcharge de travail, des heures supplémentaires et une pression accrue sur ceux qui restent en poste.

Cette situation met en lumière un cercle vicieux : la pénurie oblige les salariés à faire davantage pour compenser les postes vacants, ce qui alimente le malaise et incite certains à envisager de partir. Dans les secteurs les plus touchés, comme la santé, l’action sociale, le commerce ou le transport, les conditions accrues de travail contribuent à une fatigue physique et psychologique grandissante.

36% : le risque moyen à élevé de burn-out

Parmi les indicateurs de santé mentale ressortant de l’étude Quality of Work Index 2025, 36% des salariés se trouvent désormais exposés à un risque moyen à élevé de burn-out. Ce chiffre, en augmentation notable par rapport aux années précédentes, s’inscrit dans une tendance globale de détérioration des ressources protectrices au travail, comme le soutien organisationnel ou la flexibilité.

La progression du risque d’épuisement professionnel est liée à des exigences émotionnelles et physiques plus fortes, à la pression des délais et à l’incertitude du marché du travail. Ce contexte accentue ainsi les symptômes de stress et touche en particulier les femmes, les jeunes salariés et ceux travaillant dans des branches sous tension.

15% : le taux de risque élevé de dépression chez les salariés

L’étude montre qu’environ 15% des personnes interrogées présentent un risque élevé de dépression, un chiffre qui a plus que doublé en 10 ans. Cette donnée illustre à quel point la détérioration du bien-être au travail ne se limite pas à la productivité ou à la satisfaction professionnelle mais touche des aspects essentiels de la santé mentale des salariés.

Outre les risques psychologiques, d’autres indicateurs de santé négatifs, comme des troubles du sommeil ou des douleurs physiques chroniques, sont aussi particulièrement présents dans les réponses des travailleurs, soulignant une pression croissante sur l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Près de 7% : la part des salariés avec des pensées suicidaires 

Un des chiffres les plus inquiétants de l’enquête est celui selon lequel près de 7% des salariés déclarent avoir eu des idées suicidaires liées à leur situation professionnelle. Ce taux, trois fois plus élevé qu’il y a une décennie, constitue un signal fort sur l’urgence d’aborder les aspects psychosociaux au travail.

Le rapport met en avant que ces troubles sévères sont plus fréquents chez certains groupes, notamment les jeunes adultes et les travailleurs exposés à de fortes contraintes physiques ou émotionnelles. Ce constat souligne l’importance de stratégies de prévention et de soutien psychologique en entreprise.

La qualité du travail au Luxembourg dans une phase critique

Les résultats de l’étude Quality of Work Index dressent un constat sans ambiguïté : la qualité du travail au Luxembourg traverse une phase critique. Derrière des indicateurs économiques souvent favorables, le vécu quotidien des salariés révèle une réalité plus fragile, marquée par la pénurie de personnel, la montée des risques psychosociaux et une perte progressive de sens au travail.

Ces 5 chiffres-clés constituent autant de signaux d’alerte pour les employeurs, les partenaires sociaux et les pouvoirs publics. Ils rappellent que la performance économique ne peut être durable sans un investissement réel dans les conditions de travail, la prévention des risques et la santé mentale des salariés. 

Pour le Luxembourg, l’enjeu dépasse le bien-être individuel : il s’agit désormais de préserver la résilience et l’attractivité de son modèle social et professionnel.

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