Informatique, santé, construction : où sont les postes vacants au Luxembourg ?
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Informatique, santé, construction : où sont les postes vacants au Luxembourg ?

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La rédaction
Le Luxembourg a enregistré près de 37 000 postes vacants déclarés à l'ADEM en 2025, un volume stable qui cache toutefois de fortes disparités entre secteurs. Ces écarts dessinent la carte des métiers où recruter reste un défi pour les entreprises du Grand-Duché.
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Le support aux entreprises, la santé et les services à la personne figurent parmi les catégories qui déclarent le plus de postes vacants au Luxembourg en 2025 et 2026, selon les chiffres de l'ADEM.

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Malgré une progression du chômage, certains secteurs continuent de peiner à recruter, notamment l'informatique, la santé et le bâtiment.

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Le nombre de demandeurs d'emploi dépasse désormais largement celui des postes disponibles, mais l'inadéquation entre offres et profils reste marquée dans plusieurs métiers qualifiés.

En 2025, les employeurs ont déclaré 36 984 postes vacants à l'ADEM, un chiffre quasi stable par rapport à 2024 (+0,8%). Ce volume masque toutefois des réalités très contrastées selon les branches d'activité, entre des secteurs qui continuent de recruter massivement et d'autres où la demande faiblit, comme l'a récemment souligné le Luxembourg Times. 

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Alors que le taux de chômage corrigé des variations saisonnières atteignait 6,5% en août 2026 selon les données calculées par le STATEC, certains métiers restent difficiles à pourvoir, révélant un déséquilibre persistant entre l'offre et la demande d'emploi.

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Le support aux entreprises, toujours en tête des postes vacants

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Sans surprise, la catégorie « support à l'entreprise », qui regroupe l'informatique, la comptabilité, le secrétariat et le conseil, reste de loin la première pourvoyeuse de postes vacants au Luxembourg. Elle a représenté 26,1% de l'ensemble des offres déclarées à l'ADEM en 2025, soit 9 668 postes, loin devant toutes les autres catégories. 

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Le métier isolé le plus recherché du pays reste l'étude et le développement informatique, avec 1 430 postes déclarés sur l'année, suivi par la comptabilité (1 108 postes) et le secrétariat (1 045 postes).

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Ce constat se confirme mois après mois en 2026. Selon le communiqué de l'ADEM relatif au mois de juillet, les métiers de l'informatique, de la comptabilité et de la gestion ainsi que du secrétariat et de l'assistance comptent parmi ceux qui enregistrent les plus fortes progressions de demande. Une tendance qui se retrouve également dans le rapport d'activité annuel de l'ADEM, où l'informatique demeure, pour la deuxième année consécutive, le domaine le plus recherché par les employeurs luxembourgeois.

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Il convient toutefois de nuancer ce podium. La catégorie « support à l'entreprise » est aussi celle qui a connu le repli le plus marqué entre 2024 et 2025, avec une baisse de plus de 10% du nombre de postes déclarés. Un signe que même les secteurs traditionnellement les plus dynamiques du Luxembourg ne sont pas épargnés par le ralentissement économique général observé depuis 2023.

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Restauration, tourisme et construction, des besoins persistants

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Derrière le support aux entreprises, deux autres grandes familles de métiers se partagent la troisième place du classement des postes vacants au Luxembourg : l'hôtellerie-restauration, tourisme et loisirs d'un côté, la construction et les travaux publics de l'autre, chacune représentant près de 11% du total des offres déclarées en 2025. Le personnel de cuisine constitue à lui seul le deuxième métier le plus recherché du pays, avec 1 199 postes déclarés sur l'année, juste derrière l'informatique.

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Ces deux secteurs illustrent bien la diversité des profils recherchés au Grand-Duché, entre métiers très qualifiés et fonctions opérationnelles. La construction affiche par ailleurs une progression de 5,3% du nombre de postes déclarés entre 2024 et 2025, un signal encourageant pour un secteur qui avait connu un net recul depuis la pandémie. En cinq ans, les branches de la construction et de l'information-communication restent d'ailleurs les seules à ne pas avoir retrouvé leur niveau de recrutement d'avant-crise sanitaire, selon les données de l'IGSS reprises par l'ADEM.

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Le commerce et la grande distribution complètent ce trio de secteurs à forte demande, avec 2 213 postes vacants déclarés en 2025, soit 6% du total. Selon le communiqué de l'ADEM portant sur le mois de mars 2026, le commerce a d'ailleurs largement contribué à la croissance des postes déclarés ce mois-là, aux côtés des activités spécialisées, scientifiques et techniques.

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Santé, transport et services à la personne en forte progression

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Si les grands volumes de postes vacants restent concentrés sur le support aux entreprises et l'hôtellerie-restauration, ce sont d'autres secteurs qui affichent les plus fortes dynamiques de croissance. La catégorie « services à la personne et à la collectivité », qui inclut notamment l'éducation de jeunes enfants et l'intervention socioéducative, a progressé de 10,6% entre 2024 et 2025, pour atteindre 5 381 postes déclarés, soit la deuxième place du classement avec 14,5% du total.

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Le secteur de la santé enregistre quant à lui la plus forte progression relative parmi les grandes catégories, avec une hausse de 17,9% du nombre de postes vacants déclarés en un an. Le transport et la logistique suivent une trajectoire comparable, avec une augmentation de 16,3%. Ces deux secteurs figurent également parmi ceux qui recrutent le plus difficilement, en raison notamment d'exigences linguistiques élevées et, pour la santé, d'obstacles liés à la reconnaissance des diplômes étrangers.

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Cette dynamique se confirme dans les données les plus récentes. Selon Le Quotidien, qui reprend les chiffres de l'ADEM pour août 2026, les métiers du secrétariat, de l'informatique, de la comptabilité, du nettoyage industriel, de la banque et du droit restent particulièrement recherchés, avec une progression notable également pour la production culinaire et l'aide à la vie quotidienne, deux fonctions directement liées au vieillissement de la population résidente.

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Un marché de l'emploi luxembourgeois toujours sous tension

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Ces chiffres illustrent une réalité paradoxale du marché du travail luxembourgeois : alors que le nombre de demandeurs d'emploi résidents disponibles a atteint 20 136 personnes fin août 2026, en hausse de 11,5% sur un an selon l'ADEM, plusieurs secteurs continuent de peiner à recruter faute de candidats correspondant aux profils recherchés. Fin décembre 2025, l'écart entre les 21 090 demandeurs d'emploi résidents disponibles et les 5 472 postes vacants en stock restait considérable, mais les tensions par métier demeurent bien réelles dans l'informatique, la santé, la finance et l'ingénierie.

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Pour les entreprises luxembourgeoises, cette situation appelle à une vigilance accrue sur les stratégies de recrutement, qu'il s'agisse de revoir les exigences linguistiques, d'investir dans la formation interne ou de recourir davantage aux dispositifs facilitant l'embauche de ressortissants de pays tiers dans les métiers officiellement classés en pénurie. 

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Le nombre de postes vacants au Luxembourg reste ainsi un indicateur clé pour anticiper les besoins en compétences des prochains mois, dans un contexte où le ralentissement économique n'a pas totalement éteint les tensions structurelles du marché du travail.

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FAQ

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Quels sont les secteurs avec le plus de postes vacants au Luxembourg ?
Le support aux entreprises (informatique, comptabilité, secrétariat) arrive largement en tête, suivi par les services à la personne, l'hôtellerie-restauration et la construction, selon les données 2025 de l'ADEM.

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Le nombre de postes vacants a-t-il augmenté en 2026 ?
Oui, sur un an, les postes vacants déclarés progressent, notamment en août 2026 avec une hausse de 5% par rapport à août 2025, mais le nombre de demandeurs d'emploi augmente plus vite encore.

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Quels métiers sont les plus difficiles à pourvoir au Luxembourg ?
L'informatique, la santé, la finance et l'ingénierie figurent parmi les domaines où l'ADEM recense le plus de tensions durables entre l'offre et la demande d'emploi.

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